Quels panneaux solaires photovoltaïques choisir ?

Il existe une large gamme de panneaux solaires photovoltaïques présentant des rendements, des spécificités techniques … et des prix différents.  Comment s’y retrouver et faire son marché ?

On distingue généralement sur le marché 2 grandes catégories de panneaux solaires photovoltaïques :

Les panneaux solaires cristallins

A savoir
  • La technologie dite de 1ère génération qui utilise des cellules polycristallines et monocristallines ;
  • Et la technologie dite de 2e génération qui utilise les couches minces (silicium amorphe, CdTe (Tellurure de Cadmium), CIS, CIGS (cuivre, indium, gallium, sélénium), POV (photovoltaïque organique/polymères), DSSC (cellules à pigment photosensible)…)

La technologie cristalline utilise des cellules plates très fines (0,15 à 0,2mm) découpées dans un lingot obtenu par fusion et moulage. Elles sont ensuite connectées en séries les unes aux autres pour être finalement posées et collées sur la face arrière du verre de production du module.

La matière première utilisée est le silicium qui est le second élément le plus abondant sur terre après l’oxygène. Il est donc pratiquement inépuisable. On le trouve, notamment, dans le sable, le quartz…

Ses propriétés de semi-conducteur en font le matériau privilégié pour tout ce qui touche aux composants électroniques.

Cette technologie représente près de 95% de la production mondiale de panneaux solaires photovoltaïques, dont :

  • 45% pour le silicium polycristallin : qui offre un rendement intéressant pour des coûts de fabrication relativement modérés et qui garantit une durabilité de plus 20 ans ;
  • 40 % pour le silicium monocristallin : qui offre un rendement légèrement supérieur mais est aussi plus cher à fabriquer ;
  • Et 2%  pour le silicium en ruban : une variante récente qui présente comme principal intérêt d’éviter des pertes importantes à la découpe. Son rendement est toutefois similaire au polycristallin.

Les couches minces

La technologie des couches minces consiste à déposer sous vide sur un substrat (verre, métal, acier inoxydable, plastique…)  une fine couche uniforme composée d’un ou plusieurs matériau(x) réduit(s) en poudre selon différents procédés possibles (flexographie, sérigraphie, héliogravure, Roll to Roll…).

Elle offre en général un coût nettement plus bas mais le rendement est lui aussi proportionnel et donc inférieur à 20 ans (exemple : CIGS : 10 ans ; OPV & DSSC : 5 ans).

Cette technicité représente actuellement à peine 5% du marché photovoltaïque mondial.

Cette technologie présente, toutefois, certains atouts :

  • Possibilité de fabrication de modules plus grands (de 4 à 6m2) ;
  • Comme elle capte plus facilement un rayonnement diffus, elle s’adapte particulièrement bien à certains sites spécifiques ;
  • Son coût est nettement moins élevé.

Côté inconvénients :

  • Son industrialisation est moins avancée que la technologie cristalline ;
  • Les matières premières sont limitées ;
  • Les matériaux peuvent s’avérer toxiques ;
  • Son recyclage est plus complexe.

D’autres technologies actuellement au stade de la recherche apparaissent tous les jours et constitueront certainement de nouvelles filières pour demain : systèmes à concentration, cellules à colorants, puits quantiques…

L’EPIA (European Photovoltaic Industry Association) projette une puissance totale installée dans le monde d’ici à 2015 équivalente à la moitié de la puissance électrique nucléaire mondiale (196 GW).

Elle prévoit que 2,9 milliards de personnes pourraient accéder à l’électricité, dans les pays en voie de développement, grâce à l’énergie solaire.

Le marché a donc encore de beaux jours devant lui…