Impact de Fukushima sur l’industrie solaire

Depuis la catastrophe de Fukushima le 11 mars 2011, le nucléaire est remis au cœur des débats. Si certains pays revendiquent la sortie du nucléaire pour miser sur les énergies renouvelables, d’autres ne comptent pas y renoncer ; les enjeux financiers étant trop important. Le Japon, l’Allemagne, la Suisse ou les Etats-Unis comptent massivement investir dans le solaire pour les années à venir. Une technologie qu’ils maitrisent bien.

En d’autres termes, l’accident Fukushima préfigure l’ère du « post-nucléaire » et de la révolution énergétique tout en offrant un bel avenir à l’énergie solaire !

Le cas du JaponImpact de Fukushima sur le solaire

Face aux dégâts environnementaux et humains causés par la catastrophe de Fukushima, le gouvernement japonais veut réadapter sa politique énergétique. Alors que celui-ci prévoyait d’augmenter sa part du nucléaire dans la production d’électricité jusqu’à 50% d’ici 2030, il décide de geler la construction de nouvelles centrales, et se réoriente vers les énergies renouvelables, dont l’énergie solaire.

Depuis la catastrophe de Fukushima, les énergies renouvelables reviennent au centre de l’attention. Pour pouvoir assurer notre avenir et celui des générations futures, nous devons favoriser cette révolution énergétique“, a expliqué Shigeru Koyama, le PDG de Kyocera. Ce consortium a également annoncé la construction du plus grand parc solaire du Japon qui débutera en juillet 2012, et alimentera 22 000 foyers.

Ce revirement est aussi marqué par une nette évolution des consommateurs vers l’auto approvisionnement énergétique, avec une hausse de demande d’installation de panneaux solaires de 140% par rapport à 2011. Une demande qui sera favorisée par des tarifs de rachat avantageux mis en vigueur par le gouvernement dès juillet 2012.

L’Europe « post-nucléaire »

L’après-Fukushima pose la question du nucléaire en Europe. Le drame du 11 mars 2011 remet notamment en cause la sûreté du nucléaire et la gestion des déchets. L’Union a d’ailleurs appelé ses États membres à réaliser une série de tests de résistances sur ses centrales afin d’évaluer les risques.

Malgré tout, certains pays de l’Union restent en faveur du nucléaire, comme France et le Royaume-Uni. D’autres, partisans de la Ligue Solaire Européenne (l’Allemagne, les Pays-Bas, etc.) revendiquent une Europe non-nucléaire au profit des énergies renouvelables. Et Fukushima n’a fait qu’appuyer la décision de la sortie du nucléaire de ces pays, qui pèsent lourd sur la balance.

Une nouvelle politique énergétique, axée sur le solaire notamment, est d’autant plus viable que l’Europe est le 2e producteur mondial de panneaux solaires photovoltaïques, devant les Etats-Unis et derrière le Japon. De plus, cette initiative est grandement appuyée par la Commission Européenne qui a injecté 200 millions d’euros pour soutenir la recherche et le développement dans ce domaine.

Le solaire, une énergie bientôt compétitive

Avec la hausse du prix de l’énergie, le solaire offre une alternative économique et écologique. Et si jusqu’à présent, il n’était pas assez compétitif, l’ère post-Fukushima change grandement la donne.

Depuis peu, l’énergie solaire est entrée dans une nouvelle phase qui lui permettra bientôt de se passer totalement des subventions. Et cette compétitivité ne fera qu’accentuer sa valorisation à travers le monde.

Notre continent, avec l’Allemagne en chef de file, est à la pointe des nouvelles technologies en matière d’énergies renouvelables. Avec l’Asie et l’Amérique, un nouveau consensus « post Fukushima » pourra bientôt voir le jour, rendant possible une planète 100% verte.

Selon les experts du MIT (Massachusetts Institute of Technology), nous possédons les technologies nécessaires pour réaliser la transition vers le solaire d’ici 2030 !