Aides aux panneaux solaires : des mesurettes compensatoires ?

Comment va réagir le gouvernement wallon pour faire passer la difficile pilule de la facture énergétique liée aux certificats verts ? Une première mesurette a été prise…

Le ministre Nollet (Ecolo) est aujourd’hui montré du doigt pour sa volonté d’offrir 500 kWh d’électricité à tous les ménages wallons. Une mesure qui a réussi à faire l’unanimité… contre elle. En effet, si le cdH estime que l’on oublie de dire aux Wallons que la facture d’électricité augmentera encore pour compenser cette perte annoncée, le PS y voit une mesure fort peu sociale puisque les familles nombreuses seraient, par exemple, défavorisées par rapport à une personne vivant seule.

 

Un écran de fumée ?

Le MR va encore plus loin et voit dans cette proposition – qui peut paraître alléchante pour qui n’y voit qu’un gain direct – un écran de fumée pour masquer le grand dérapage qui accompagne aujourd’hui la politique de certificats verts en Wallonie. Si les ménages se voient impactés par cette mesure, le MR s’inquiète des conséquences sur la rentabilité des PME qui, voyant leur facture énergétique augmenter, devront à coup sûr réduire la voilure et ainsi freiner le développement économique de la Région.

 

Compensation ou punition

Nombreuses sont donc les voix qui s’élèvent pour fustiger cette décision qui aurait pour but d’atténuer une annonce beaucoup moins glorieuse : le prix que les certificats verts coûteront à chaque ménage wallon. Et à bien y réfléchir, on peut alors s’inquiéter du caractère punitif qu’il y aurait à choisir l’électricité comme énergie principale chez soi. Certes, 500 kWh, c’est toujours bon à prendre, mais si, dans le même temps, le reste de l’électricité consommée est plus chère, cela ne servira à rien. De même, s’il faut compenser les certificats verts à rembourser, c’est réellement donner d’une main ce que l’on sait récupérer de l’autre. En bref, voilà un élégant effet d’annonce qui fait l’effet d’un pétard mouillé et qui ne résout en rien une double problématique : qui va payer le remboursement des certificats verts et comment inciter les gens à poursuivre leurs investissements dans des techniques moins énergivores.